C.T.T., YANN CORNICHE : MAÇONNERIE, BÉTON ARCHITECTONIQUE

Métier

Maçonnerie
Gros œuvre
Béton architectonique

C.T.T (EURL)

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Le béton, un matériau de construction. Oui, mais pas seulement !

En l’écoutant parler de son métier de maçon, Yann Corniche vous transmet sa passion pour le béton et arriverait à vous convaincre juste avec son regard que c’est le matériau absolu.
Une rencontre à souligner.

Présentation par Yann Corniche.

« Yann, comment avez-vous choisi le métier de maçon ? »

Yann : « Je suis issu d’une famille d’artisans du bâtiment, mon père était vitrier-miroitier, et, déjà, petit, il n’était pas rare pour moi de le suivre sur ses chantiers. Autour de moi, toute ma famille travaille plus au moins dans le secteur, des fondations à la couverture. À la sortie du collège, la question de mon orientation s’est posée, je n’avais pas réussi à obtenir mes choix de lycées, et pour ma mère il était hors de question que je perde mon temps en redoublement, elle m’a donc laissé chercher une formation dans la filière professionnelle. C’est au hasard d’une rencontre de quartier que j’ai découvert le brevet d’études professionnelles (B.E.P.) de construction et topographie à Besançon. Après une mise à l’épreuve sur le premier trimestre, j’y ai véritablement trouvé ma voie. J’ai poursuivi par un brevet de technicien (B.T.) de collaborateur d’architecte, à Strasbourg, et après deux ans je suis revenu au lycée les Graviers-Blancs, à Besançon, pour faire un bac professionnel construction, bâtiment et gros œuvre. À peine le temps de faire une grasse matinée et je me suis retrouvé dans une entreprise de gros œuvre en travaux publics (Eiffage Construction), embauché comme maçon. Je peux dire que j’ai eu la chance de tomber dans une équipe “d’anciens” qui ne m’ont fait aucun cadeau, mais qui ont contribué à forger mon caractère. C’était encore une période de plein emploi où nous trouvions notre satisfaction dans le travail avant de chercher un salaire. J’y ai passé de très bons moments. Après une période de six mois, un de nos chefs d’équipe a pris sa retraite et comme je savais lire un plan, dessiner et utiliser le théodolite*, je me suis vu proposer sa place, une cabane de chantier et une petite équipe de jeunes. Rapidement, j’ai gravi les échelons et les chantiers sont devenus de plus en plus enrichissants pour moi. Au bout de six ans, j’ai pris la décision de me mettre à mon compte, c’était en 2006. »

* Instrument utilisé en topographie pour mesurer des angles.

« Comment s’est passée votre aventure entrepreneuriale ? »

Yann : « J’avoue que j’étais un peu fougueux à cette époque, et il fallait avoir une dose d’inconscience pour démarrer une entreprise sans un client, d’autant plus que je suis passé de la théorie à la pratique quasiment du jour au lendemain. Mais j’ai relevé le défi, j’ai commencé par des petits chantiers d’aménagement extérieur et ma première demande de maison est arrivée, et pas des moindres puisqu’elle était sur deux niveaux. Ensuite le bouche-à-oreille a bien fonctionné et progressivement j’ai fait ma clientèle. Aujourd’hui, je travaille avec un ouvrier salarié, je suis référencé chez certains clients professionnels grands comptes, j’ai des clients particuliers sympas et je vis de ma passion : le béton. »

« Pouvez-vous nous parler des différentes applications du béton ? »

Yann : « Pour l’avoir bien étudié, le béton est un matériau noble et technique. C’est pour moi bien plus qu’un matériau de construction utilisé pour réaliser des structures porteuses, être coulé dans des coffrages ou mis en œuvre sous forme de blocs préfabriqués. Aujourd’hui, il s’invite en décoration dans toutes les pièces de la maison. Je réalise des murs en béton brut matricé, très tendance dans un salon de maison contemporaine, ou encore des escaliers aux marches flottantes réalisées en béton fibreux à ultra-hautes performances (BFUP). Avec le béton, nous fabriquons également du mobilier, des tables pour l’extérieur comme pour l’intérieur (tables basses), des bancs, des consoles et autres baignoires et vasques. C’est un matériau design et fin malgré ce que beaucoup pourraient imaginer. »

« Pouvez-vous nous faire un tour d’horizon de vos prestations ? »

Yann : « Le plus important de notre activité c’est la maçonnerie de gros œuvre, tous les travaux qui permettent la mise hors d’eau d’un bâtiment, les aménagements extérieurs, la piscine comme ici (chantier de l’interview). Nous allons également être sollicités pour des travaux de rénovation tels que le montage d’un mur en parpaings (briques ou béton), la pose de dalles pour une terrasse ou encore le coulage du béton, le montage d’une cheminée, ou bien la destruction d’un mur porteur par exemple. »

« Et le prix dans tout ça ? »

Yann : « Nous avons de plus en plus de demandes de devis, qui n’aboutissent pas toutes, malheureusement. Alors, pour gagner du temps je préfère faire une estimation. Avec l’expérience, je sais comment orienter les clients en fonction de leur budget. Je ne vends pas du prix, mais du conseil, de la technique et du bel ouvrage. Ensuite, tous mes chantiers sont étudiés au plus juste et détaillés pour un devis sans surprise. »

« Comment s’organise la vie de votre entreprise ? »

Yann : « Comme beaucoup de petites entreprises, c’est beaucoup d’heures de travail, souvent sept jours sur sept. Mais je dois le dire : j’ai une chance énorme d’avoir le soutien et l’aide de mon épouse, comme beaucoup de femmes d’artisans. Elles font un travail remarquable et souvent mal reconnu, mais indispensable face à une charge administrative de plus en plus croissante. (Merci à Fanny.)

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