DENIS DUPLAIN : COUVERTURE ET ZINGUERIE

Métier

Couverture
Zinguerie

DUPLAIN DENIS

2 Chemin de Bonnay
25000 Besançon
Tél. : 03 81 58 11 24

[email protected]
www.denisduplain.com

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Toi toi, mon toit !

Depuis dix-sept ans, Denis DUPLAIN arpente les toits bisontins, véritable orfèvre de la zinguerie, il nous détaille sa profession de couvreur-zingueur.

Présentation par Denis Duplain.

« Denis, pouvez-vous nous retracer votre parcours professionnel ? »

Denis : « J’ai commencé par un CAP de couvreur-zingueur, en 1977, au lycée des Graviers-Blancs à Besançon. Je suis entré dans une entreprise bisontine dans laquelle je suis resté dix-huit ans. J’y étais bien, il y régnait une bonne ambiance, mais la chute d’activité en a eu raison. Je suis passé par une période de chômage que j’ai mis à profit pour faire un stage à la boutique de gestion. C’est à partir de ce moment que j’ai décidé de créer entreprise, c’était en 1997. Aujourd’hui, mon nous sommes cinq à travailler, trois salariés, moi-même et un apprenti aux Compagnons à Dijon. »

« Expliquez-nous votre domaine d’activité. »

Denis : « L’essentiel de notre activité est la construction ou la rénovation de toitures complètes : isolation, pose de l’écran de sous-toiture, pose des tuiles, étanchéité et zinguerie. Nous n’intervenons pas sur la charpente proprement dite, hormis quelques chevrons et les pannes. Pour la partie isolation, nous sommes en cours de qualification R.G.E. (Reconnu garant de l’environnement), sans quoi nos clients ne pourraient plus obtenir les aides de l’État.

En rénovation, le coefficient d’éligibilité de résistance thermique (R) pour la toiture est : R ≥ 6 m2.K/W ; cela correspond à une épaisseur de cent millimètres de mousse de polyuréthane ou deux cent trente millimètres de laine de verre.

En neuf, pour viser la construction d’un bâtiment répondant aux exigences de la RT 2012 Bâtiment Basse Consommation (BBC), il faut opter pour une bonne performance thermique de l’enveloppe du bâtiment et choisir des valeurs minimales de performance :

• R = 8m2.K/W pour la Toiture (tant en rampants et qu’en plafond de combles),
• R = 4m2.K/W pour les Murs en façade ou en pignon et Planchers bas. »

« L’écran de sous-toiture est-il rendu obligatoire ? »

Denis : « Non, pas encore, mais nous le posons systématiquement. C’est un pare-pluie en cas de tuile envolée, ou en période de neige quand le vent souffle la poudreuse sous la tuile, l’eau s’écoule sur la sous-toiture et redescend dans les chéneaux. Les écrans de sous-toiture aujourd’hui sont des produits dits “respirants” et garantissent une bonne ventilation de la charpente. Certains panneaux d’isolation en mousse de polyuréthane sont équipés d’écran de sous toiture. »

« Qu’elle est votre spécialité dans cette profession ? »

Denis: « Nous avons une préférence pour tous les travaux de zinguerie, et c’est pour cela que nous intervenons beaucoup en centre-ville. Sur un toit de deux cents mètres carrés, il n’est pas rare de trouver une trentaine de cheminées. Pour finir, il y a presque plus de zinguerie que de tuiles. Nous prenons nos cotes sur place pour faire nos gabarits et à partir de zinc en feuille ou en bobinot nous fabriquons notre zinguerie à l’atelier. Nous assemblons, agrafons et soudons directement sur le chantier. »

« Y’a-t-il d’autres matériaux que le zinc ? »

Denis : « Oui, bien sûr, mais pour des raisons économiques c’est quatre- vingt-dix pour cent du marché. Il y a dix ans on posait beaucoup de cuivre. Pour remplacer les gouttières d’un pavillon, cela coûtait quasiment la même chose en zinc qu’en cuivre, aujourd’hui si vous voulez faire ça vous devez compter une plus-value de soixante pour cent pour du cuivre. Il existe également la tôle galvanisée, très bon marché, mais très peu fiable et de très mauvaise tenue dans le temps. »

« Pouvez-vous nous faire un point sur l’aspect sécurité ? »

Denis : « La sécurité fait partie de notre travail. La première chose à faire sur un chantier c’est le sécuriser. Nous installons un échafaudage jusqu’au toit, des garde-corps et des filets, c’est obligatoire et contrôlé par l’inspection du travail et surtout par la C.R.A.M. (caisse régionale d’assurance maladie). Nos clients de centre-ville le savent bien, c’est systématique, la pose d’un échafaudage est intégrée dans les esprits, ce qui n’est pas forcément le cas pour des clients en maison individuelle.Il est tentant de vouloir économiser sur un devis cet aspect de notre travail, mais il faut bien savoir que c’est un risque encouru par le client (maître d’œuvre) qui peut coûter très cher au bout du compte. Certaines sociétés de couverture-zinguerie passent outre, je le déconseille vivement. »

« On voit beaucoup de tuiles plates sur nos toits, expliquez-nous pourquoi. »

Denis : « C’est un effet de mode, surtout esthétique, on l’appelle “la dix au mètre carré” à l’instar de la tuile traditionnelle qui compte quatorze tuiles au mètre carré. Les tuiles plates sont un peu plus économiques du fait de leurs plus grandes dimensions. Moins de tuiles c’est moins de chevrons et moins de temps passé à la pose. »

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