ECORENOV, MICHEL DIEBOLD : RENOVATION DE SOLS, REVÊTEMENTS

Métier

Rénovation de sol Ponçage, traitement et protection
Parquet
Marbre
Carreaux de ciment Terres cuites
Béton

ECORENOV

6B Grande Rue 25170 Noironte
Tél. : 03 81 51 70 22
Tél. : 06 60 92 06 86
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www.ecorenov.com

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RÉNOVER PLUTÔT QUE REMPLACER.

Trop vieux, abîmés, passés de mode ou tout simplement trop vus, vous avez décidé de changer le sol de vos pièces, mais vous ne savez pas trop par où commencer… Avez-vous pensé à les rénover ? Heureusement, Michel DIEBOLD est là, extrêmement efficace pour rendre à vos sols leur éclat, leur cachet et une nouvelle jeunesse.

Présentation par Michel Diebold.

« Comment en êtes-vous arrivé à rénover les sols ? »

Michel : « J’ai un parcours un peu atypique puisque je ne suis pas issu du bâtiment. J’ai commencé par travailler au service après-vente de la Fnac Étoile (Wagram aujourd’hui) à Paris, et après quelques transitions dans différents postes j’ai intégré le service informatique des encaissements de la Fnac Montparnasse. En 1990, nous étions au début de la micro-informatique. J’ai ensuite intégré le service informatique interne de la Fnac pour installer à l’époque les premiers micro-ordinateurs avec application client/serveur. Je me suis occupé un certain temps de la salle informatique et j’ai été amené à devenir ingénieur système. En 1997, la Fnac a sous-traité pour une partie la gestion de son parc informatique et j’ai souhaité faire partie du plan social pour aborder un virage “province” dans ma vie. Je suis arrivé à la mairie d’Auxerre et je suis devenu technicien territorial avec un statut de fonctionnaire. Au bout de cinq ans, je me suis aperçu que je n’étais pas à ma place, et j’ai rejoint un ancien collègue de la Fnac qui venait d’ouvrir plusieurs boulangeries à Besançon. J’ai donc pris mon indépendance en vendant du pain sur les marchés pendant deux ans. C’est à partir de ce moment que j’ai compris que j’étais fait pour travailler à mon compte, et j’ai voulu chercher une activité que je pouvais faire de mes propres mains. Je suis allé au Salon de la franchise et j’ai rencontré une marque qui s’appelle Basic System. Elle proposait tout un concept autour de la rénovation des sols avec des formations et des produits. J’ai donc officiellement démarré mon activité en 2003 sous cette enseigne. Très rapidement, ils ont souhaité renégocier les conditions du contrat initial en me passant sous franchise, ce que je n’ai pas accepté. J’ai donc quitté la marque et rebaptisé la société “Ecorenov”. »

« Ecorenov ? »

Michel : « Éco comme écologique. Quand j’ai repris mon autonomie, j’ai souhaité travailler avec une certaine idée de mon métier. Sans parler d’écologie proprement dite, je me suis tourné vers les produits Blanchon en phase aqueuse pour la partie nettoyage et décapage des revêtements. En 2007, c’était une révolution alors que tous les produits chimiques étaient essentiellement des produits à base de solvants. Aujourd’hui, certains de ces produits bénéficient du label environnemental européen, tels que l’huile de parquet de chez Blanchon.

Eco comme économique. Contrairement aux idées reçues, il est beaucoup moins onéreux de poncer et traiter un vieux parquet que de venir le couvrir avec un parquet stratifié avec la perte de confort que cela implique. Pour prendre l’exemple de cette maison (lieu de l’interview) tous les parquets des pièces avaient été ragréés et rhabillés avec de la moquette dans les années 1970, notre travail consiste à rendre visible ces trésors. »

« Alors, pouvez-vous nous détailler en quoi consiste votre activité ? »

Michel : « Notre métier consiste en la rénovation de sols au sens large. Nous intervenons sur tous les supports rénovables. Cela peut être du parquet – pour une grande partie de notre activité –, du marbre, du béton ou encore des carreaux de ciment. Nous pouvons intervenir également sur des sols plastiques ou des moquettes en nettoyage, dans tous les cas, le matériau doit être en place, nous ne faisons pas de pose. »

« Quelles sont les étapes d’une rénovation d’un sol ? »

Michel : « Nous nous adaptons déjà à chaque support. Quand nous arrivons sur un chantier, la plupart du temps le sol à rénover est caché sous un ragréage. La première étape consiste à l’enlever, et suivant sa dureté nous allons le poncer, le gratter ou le casser en lui tapant dessus sans abîmer le support à rénover. La seconde étape va être le décapage. À l’aide de produits et de brosses, nous allons retrouver le support dans son état initial. La dernière étape vient protéger et redonner de l’éclat au support par l’application d’un complexe adapté. C’est essentiellement des résines à base de polyuréthane pour les parquets ou de polymères pour les carreaux de ciments ou autre support poreux. C’est cette dernière étape qui va redonner son aspect neuf au support. Sur les parquets bois, nous avons le choix entre un vitrificateur, une huile ou une cire. »

« Quelles sont les différences entre un vitrificateur, l’huile et la cire ? »

Michel : « Un vitrificateur va être quelque chose de définitif, résistant avec un entretien classique. Face à l’usure, cette solution implique une session de ponçage de la totalité de la surface de la pièce avant de revitrifier. À l’inverse, l’huile permet une rénovation sur des zones ponctuelles sans obligation de reprendre toute la surface de la pièce. L’huile demande, par contre, un entretien périodique. Pour finir, il existe la cire, réservée à des chantiers d’élite. En treize ans j’ai dû réaliser deux ou trois chantiers de ce type comme l’hôtel de Clévans (hôtel particulier situé au 4 rue Lecourbe à Besançon, quartier général des armées), sur un parquet versaillais ou encore le Palais-Royal à Paris, dans le petit salon du Conseil constitutionnel. »

« Comment faites-vous quand les parquets sont très abîmés ? »

Michel : « Nous assurons la petite reprise de lame sur des parquets en chêne, mais dès qu’il faut remplacer des essences particulières nous sous-traitons. Quand nous sommes sur des parquets qui demandent de la restauration, nous faisons intervenir un menuisier qualifié en fonction du travail à réaliser. Je viens de faire intervenir Michael TAILLARD (présenté dans Mon Artizan no 5) sur un chantier à Pontarlier nécessitant plusieurs reprises sur un plancher en essence de hêtre. »

« Y a-t-il des protections à apporter aux sols en marbre ? »

Michel : « À la différence des parquets en bois, les sols en pierre de marbre ne nécessitent pas de protection en finition particulière. Après différentes étapes de ponçage à l’eau contrairement au bois qui se ponce à sec, pour retrouver une planéité au marbre nous allons entrer dans une phase de polissage et de cristallisation si l’on souhaite obtenir un effet brillant. Dans la mesure où le marbre est poli très fin, il n’est pas nécessaire de lui apporter de protection supplémentaire comme pour le bois. Pour les pièces d’eau, nous pouvons hydrofuger la pierre pour résister aux taches. »

« Vous ne rénovez que les sols ? »

Michel : « Nous intervenons également sur les escaliers. Comme ici (lieu de l’interview), tous les escaliers étaient recouverts de moquette qu’il a fallu retirer, décaper de sa colle et poncer marche après marche pour laisser apparaître un véritable trésor. »

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