SOCIÉTÉ MÉLI, CYRILLE SOSSONG : REVÊTEMENTS SOLS ET MURS

Métier

Travaux de revêtement
des sols et des murs
Sols souples
Lames, dalles, rouleaux

SOCIÉTÉ MELI (SARL)

4 chemin de la Providence 25000 Besançon
Tél. : 03 81 80 73 52
Tél. : 06 74 90 51 77
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SOCIÉTÉ MÉLI : SPÉCIALISTE DU REVÊTEMENT DE SOL SOUPLE.

Longtemps attribués aux applications de logement collectif,
les revêtements de sols souples se réinventent, se démocratisent et deviennent de vraies solutions pratiques et esthétiques. Présentation par Cyrille Sossong (société Méli) qui place la polyvalence de son métier au cœur de ses priorités.

Présentation par Cyrille Sossong.

« Cyrille, pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel ? »

Cyrille : « J’ai commencé par un bac G2, comptabilité-gestion, ensuite j’ai intégré l’école militaire de sous-officier de l’armée de terre à Saint-Maixant-l’École pour une période de formation de quinze mois à l’issue desquels j’ai été affecté en région parisienne dans l’arme du train (logistique du transport). Je suis resté engagé dix ans, le temps pour moi d’occuper différents postes autour de la formation des recrues notamment dans l’auto-école. À la fin de mon contrat, mon épouse (Carole Méli) et moi avons décidé de construire un nouveau projet de vie autour de notre famille. Nous sommes revenus à Besançon et j’ai exercé mon métier de moniteur auto-école dans le civil pendant environ un an. C’est à cette période que mon beau-père (Mario Méli) m’a donné la chance de rejoindre son entreprise créée en 1998. L’idée de départ était que je développe l’aspect administratif, mais dès le premier jour j’ai rejoint son équipe de pose pour apprendre et comprendre ce métier.
Après cinq ans de chantier, je suis revenu petit à petit au pilotage de l’entreprise. En 2011, Mario Méli m’a offert l’opportunité de reprendre sa succession et j’ai racheté l’entreprise. Sans son travail et son relationnel, l’entreprise ne serait pas là où elle en est, pour ça je l’en remercie. Aujourd’hui, nous sommes une bonne équipe de huit passionnés. »

« Pouvez-vous nous décrire votre activité ? »

Cyrille : « Quand j’ai repris l’entreprise, elle était plutôt connue sur le marché du logement, en rénovation, en neuf et en entretien. La part de l’activité était de 70 % pour le logement et 30 % pour le reste, soit les commerces, les industries, le médical et les particuliers. Aujourd’hui, nous sommes à cinquante-cinquante, car j’essaye de diversifier un maximum. Je souhaite être polyvalent pour ne pas être cantonné à un même et seul secteur de marché. »

« Les revêtements de sols diffèrent-ils en fonction des secteurs de marchés ? »

Cyrille : « En ce qui concerne le logement, on travaille essentiellement des revêtements de sols moins exigeants techniquement comme les U2S (classement UPEC) qui correspondent à des revêtements couramment appelés à tort “lino”. Ce sont des revêtements de sols plastiques PVC en rouleau. Nous sommes sur des produits standards. Ce qui ne nous empêche pas de poser parfois des produits de classes supérieures, tels que des U3 et U4. Ce sont des revêtements de sols plus résistants en termes d’usure. »

« Quid des autres secteurs de marchés ? »

Cyrille : « Nous avons 10 % de particuliers et 90 % de professionnels. Les particuliers aiment parfois se faire plaisir avec de beaux produits. On pose également beaucoup de LVT. Ce sont des lames en vinyle qui ressemblent au parquet. C’est le marché le plus en expansion depuis quatre à cinq ans. Quant au marché des pros, nous retrouvons toutes sortes de catégories de produits, en fonction des secteurs d’activité. Par exemple, les cabinets médicaux ont besoin de certaines spécificités comme des remontées en plinthe permettant de respecter des contraintes d’hygiène. Avec les professionnels, nous travaillons essentiellement avec des produits de type U3 ou U4 qui nécessitent une technique de soudage à chaud. La soudure à chaud comble le joint et l’empêche de noircir, assurant la solidité et l’étanchéité du sol, ce qui n’est pas sans importance lors du passage des laveuses, par exemple. »

« Votre positionnement nécessite donc une certaine polyvalence dans les techniques de pose ? »

Cyrille : « En effet, mais j’aime cette diversité. Du particulier aux grosses institutions. Des sols aux murs, en passant par les habillages d’escaliers. Nous assurons l’entretien en logement depuis de nombreuses années. Je travaille avec la plupart des fabricants qui proposent les produits qui répondent aux demandes spécifiques des clients : revêtement en dalle pour l’industrie, dalle moquette, PVC en lés, PVC en LVT, PVC en dalles, parquets flottants, “Bolon”, caoutchouc, résine de sol… Lorsque je me rends chez un client, je lui apporte une solution technique par rapport aux contraintes quotidiennes du lieu imposées au produit. Il faut aussi allier la partie technique à la partie décoration. »

« Quelle est la difficulté majeure de votre profession ? »

Cyrille : « Le résultat final d’une pose dépend de la préparation de son support. Cette étape est cruciale et présente de nombreuses particularités. Après la dépose du sol on analyse l’aspect du support, fissures, manque de matière, porosité, etc. Et on choisit le ragréage adapté. La préparation doit être plane, sans défaut, sans flash, sans vague. Une préparation “miroir”. C’est un des aspects techniques aujourd’hui de notre métier. Là aussi, dans ce domaine, la profession a beaucoup évolué. »

« Pouvez-vous nous parler de ces évolutions techniques ? »

Cyrille : « Aujourd’hui, les produits sont plus élaborés qu’auparavant. Ils sont plus élaborés et plus ciblés qu’auparavant. L’évolution des produits nous permet de faire un ragréage sur les supports les plus improbables. Grâce à l’utilisation de résine bicomposant à laquelle on va ajouter des silices pour augmenter son pouvoir d’accroche. Ensuite, on vient poser le ragréage. On sait aussi bloquer l’humidité. En cas de remontée d’humidité importante, on propose au client une barrière antiremontée d’humidité. Que cela soit pour les produits de préparation, les primaires d’accrochage, les colles ou les PVC, l’offre est immense et elle répond à tout une palette de problèmes techniques. »

« Quel est votre secteur géographique d’intervention ? »

Cyrille : « J’essaye de garder un positionnement local. Cela nous permet de garder une certaine réactivité et souplesse dans les interventions chez nos clients. Je rayonne un peu, par connaissance, dans le Jura, le haut Doubs, Montbéliard, et une petite partie de la Haute-Saône. Mais je ne prospecte pas sur ces zones-là. »

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